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40 ans d’expérience dans la lutte contre la lèpre, la tuberculose et le sida !

Cette aventure humanitaire — et avant tout humaine — débute en 1970, quand trois sœurs des Missions Etrangères arrivent à Tallapalem, petit village de l’Andhra Pradesh. L’une est française, les deux autres indiennes.

Leur objectif ? À la fois simple et démesuré : venir en aide aux plus défavorisés.

Les sœurs organisent alors des tournées dans les villages environnants, s’occupant principalement des femmes enceintes et des plus jeunes enfants. En 1978, elles ouvrent un petit hôpital de dix lits pour accueillir des malades de la lèpre et de la tuberculose : ce lieu d’accueil prend le nom de Preethi Sharan, « Maison Rayonnante ». Cependant, la majorité des malades restent chez eux et les sœurs font des tournées auprès de 5 000 patients, répartis dans 18 hameaux autour de Tallapalem.

Grâce aux soins dévoués des sœurs et aux progrès de la médecine, la lèpre a maintenant quasiment disparu mais un nouveau fléau l’a remplacée : le Sida. Bien qu’apparu bien plus tard (années 1990-2000), dans les consciences indiennes, le tabou n’en était pas moins installé, toutes castes confondues.

Les malades, rejetés par les hôpitaux et exilés par leur famille, ne pouvaient alors qu’errer dans la poussière. Cela allait sans compter parmi eux des enfants, orphelins,des personnes âgées et affaiblies, des veuves.

Face à cette nouvelle donne, le Centre de Preethi Sharan a su s’adapter et continuer son travail, évoluant année après année.

En 2009, amoureux de l’Inde et soucieux de l’impact de cette pandémie, nous avons alors décidé de soutenir financièrement et foncièrement la cause des Sœurs : Les Amis de Preethi Sharan étaient nés.

L’hôpital devenu centre d’hébergement et de soins

Actuellement, le centre de Preethi Sharan abrite quinze orphelins de trois à quatorze ans, tous séropositifs, et quinze adultes sidéens rejetés par leurs famille et en grande précarité. Tous sont soignés et les enfants sont scolarisés. Outre les infirmières, le centre emploie un Medecin, un Public Medical Practionner (praticien à mi-chemin entre l’infirmier et le médecin), et quatre « social workers ».

Le résultat est un remarquable travail d’équipe mis en œuvre dans le but d’un suivi permanent des patients, d’une prise en charge médicale et humaine de la maladie et des souffrances ou discriminations qu’elle engendre au sein des plus pauvres.

Les mots du Président

Malgré les drames qui se jouent dans cette maison, elle veut être — et elle est — une maison rayonnante d’espoir et de désir de vivre !

Elle est aussi un lieu où celles et ceux qui sont en fin de vie attendent ce rayon d’amour et de compassion qui va les accompagner jusqu’à l’instant suprême. Projet magnifique pour entourer les enfants et les adultes atteints du sida qui y sont accueillis !

Les Amis de Preethi Sharan est une association toulousaine qui a été créée pour soutenir le projet des Soeurs des Missions étrangères de Seysses, les mêmes qui ont mis en place un atelier de kalamkari pour des femmes démunies et rejetées de cette région du sud de l’Inde : Asa Niketan.

Quelle émotion, quel enseignement, devant cette explosion de joie, de vie qu’offrent ces enfants (de 3 à 15 ans), orphelins, souvent abandonnés, et connaissant parfaitement leur pathologie, à celles et ceux qui ont pu partager un peu de leur quotidien.

Quelle émotion, doublée d’un poignant respect, devant ces adultes abandonnés, rejetés, ayant trouvé un lieu pour abriter le mystère de l’ultime regard qu’ils portent sur leur destinée.

C’est cela Preethi Sharan, et c’est à cela que Les Amis de Preethi Sharan à Toulouse veulent apporter leur contribution, grâce à l’aide de celles et ceux qui sont sensibles au message véhiculé dans cette maison !

Ce projet est-il ambitieux ? Non, il est tout simplement rempli d’amour et d’humanité.

Merci pour votre engagement à nos cotés.

Claude Périole

Nos missions

  • Accueil et prise en charge globale des enfants séropositifs dans la limite des places disponibles.
  • Accueil permanent et scolarisation des enfants séropositifs abandonnés, orphelins ou en situation de grande difficulté au sein de leur famille.
  • Accueil et prise en charge (literie, repas, lingerie, suivi du traitement, accom- pagnement dans les démarches) des adultes malades ou porteurs du Sida dans la mesure des places disponibles.
  • Consultations médicales sans rendez-vous ouvertes à tous et tous les jours (médicaments vendus aux patients de passage à bas-prix).
  • Service social de conseil et d’accompagnement des résidents et des familles atteintes par le Sida (démarches administratives, problèmes sociaux etc.).